Il vous est déjà arrivé d’avoir peur de rentrer seul.e, la nuit? La réponse sera sûrement oui, encore plus si vous êtes une femme. Dans l’espace public, les risques ne sont pas les mêmes pour tous.tes, c’est pourquoi des initiatives prennent place pour protéger ceux.elles qui en ont besoin.

On a donc décidé de vous faire une petite liste des solutions qui existent. Certaines sont dédiées aux femmes, évidemment, quand on considère que 100% d’entres elles sont harcelées dans les transports en commun (source gouv.). Pas pratique quand on veut rentrer chez soi tranquillement… On va faire ça sous forme de mise en situation, puis on vous glisse un lien qui détaille le principe.

Mise en situation n1: 

Ce date était prévu depuis 3 jours. Coiffeur hier, shopping aujourd’hui, t’étais fin prête. Au début c’est sympa, vous prenez un verre, puis deux, puis trois. Tu commences à le trouver relou. Il devient tactile, écoute plus trop ce que tu dis, devient insistant. Le serveur passe, ouf. Tu commandes un ‘mademoiselle’, le staff va t’aider à te débarrasser de lui.

Le ‘mademoiselle’ ce faux cocktail, inventé par des étudiantes de l’EM, que tu peux commander dans les bars quand tu es en détresse. 

Lite des établissements partenaires : le Supertonic, le Barberousse, le QG, l’Alchimiste, le Gayot, la Cabane, l’Appart, le Saxophone, le Kitsch’n bar, le Hoop, les Savons d’Hélène, le Golden Gate Bar, le Délirium, le Grincheux, le bar à Popol, l’Intemporel Cocktail Bar, le Wawa, le Blue Moon, le Chariot, l’Algorythme, le Garde Fou et le Stamm (Schiltigheim).

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Mise en situation n2:

Samedi soir, 4h du matin. T’étais à la Krutenau toute la nuit, tu veux rentrer dormir chez toi. Tu prends le bus à Porte de l’Hôpital. T’habites pas loin de la piscine de la Kibitzenau et t’as de la chance, le bus dans lequel tu es te déposera où tu veux sur la ligne. Tu demandes au chauffeur de s’arrêter un peu avant Polygone, t’es au début de ta rue. 3 minutes de marche et tu es chez toi.

La ville de Strasbourg propose un service supplémentaire pour la gente féminine; les bus de la ligne 24, à partir de 22h, s’arrêtent n’importe où sur leur ligne, à la demande des femmes qui montent à bord. On attend avec impatience le prolongement de cette mesure au reste du réseau strasbourgeois!  

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Mise en situation n3:

Cette fois, t’étais plus vers Grand Rue, Tzatzi puis Caupona. Il est pas si tard, mais 00:30 passé quand même (en même temps, c’était l’anniversaire de ton pote!), plus de trams. En vrai, tu peux rentrer à pied, t’habites à 10 minutes. Mais tes potes, ils ont pas cours demain et ils sont chauds à continuer la soirée. Personne pour rentrer avec toi, mais l’un d’entre eux te parle d’un groupe Facebook. Selon ton quartier, tu peux trouver des gens avec qui rentrer quand tu sais d’avance que tu repartiras à pied. Bon à savoir, ça sera pour la prochaine fois! Tu retournes fêter l’anniv de ton pote, tant pis pour ton cours de droit institutionnelle.

Cette fois, il s’agit d’une initiative citoyenne. Marie-Ange Fuchs a eu l’idée de créer des groupes Facebook rassemblant les habitants d’un même quartier afin qu’ils puissent rentrer à plusieurs. Parfois, il vaut mieux être bien acocompagné.e, que seul.e.

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Mise en situation n4:

Tu viens d’arriver à Strasbourg. T’as déjà eu ta rentrée à la fac et tes premiers potes organisent un repas chez eux après avoir bus quelques verres à La Nouvelle Poste. Vous êtes dans le quartier de la laiterie, ils habitent tous par là. Toi, t’es plutôt vers la Petite France, mais tu t’es vite rendu.e compte que rien n’est jamais très loin ici. T’en as pour une dizaine de minutes à pied. Avant de partir, tu sors ton téléphone et tu vérifies la carte qui recense les agressions dans les rue de Strasbourg. Tu sais quels passages éviter, t’es en confiance, tu rentres chez toi.

Ici aussi, initiative citoyenne. Une jeune femme étudiant à Strasbourg a créé un groupe destiné à rassembler ceux.elles qui se font agresser dans les rues, afin de recenser ces évènements grâce à une carte interactive, mais aussi pour apporter du soutien aux victimes. Chaque membre peut également signaler un individu dangereux/suspect en publiant sur le mur du groupe.

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Mise en situation n5:

Ta cousine habite à Strasbourg depuis 5 ans maintenant, elle y fait des études de médecine. Elle fête ses 25ans ce week-end, location de salle et tout ce qui va avec (l’alcool y coulera à flots). Comme tu viens de Lorraine, t’es venu.e en voiture jusqu’à Schiltigheim pour la soirée mais tu repars à la Meinau pour dormir chez un ami. Sauf que 25ans, ça se fête, et tu as bu quelques verres de trop. Tu ne peux plus prendre le volant mais heureusement, ta cousine a fait appel à une association. Des bénévoles sont là (et sobres) pour te ramener chez toi, avec ta voiture. 

C’est l’association Les Saints Bernard 67 (ou LSB67) qui t’a ramené.e chez toi. Cette fois, on aura pas d’article supplémentaire à vous donner, mais quand même quelques info. On a eu Michelle au téléphone, la vice-présidente de l’association. Le principe est simple: des particuliers ou des professionnels les contactent lorsqu’ils organisent des soirées où ils pensent avoir besoin de leurs services. Ils proposent de ramener chez eux.elles ceux.elles qui le souhaitent et qui n’en sont plus capables (alcool, fatigue…). L’équipe se compose d’une trentaine de bénévoles, tous.tes véhiculé.e.s. Ils agissent en binôme: l’un ramène la personne chez elle avec son véhihcule, l’autre suit avec sa propre voiture afin de revenir à deux. Une seule condition: que la course dure une vingtaine de minutes (30km de distance si on emprunte l’autoroute, 20km dans le cas contraire).

On sait tous que l’insécurité dans les rues est un problème en France. Un phénomène qui augmente avec le temps, pas très rassurant. Heureusement, des solutions sont mises en place, que ça soit grâce à la municipalité ou aux actions des strasbourgeois. Tout ces petits conseils devraient t’aider à la fin de tes soirées (trop, ou pas) arrosées.

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