Nos clubs ont disparu de nos quotidiens le 15 mars dernier, emportant avec eux nos interminables sessions sur les dancefloors. Cinq mois plus tard, toujours aucune perspective de réouverture. Plus de 300 établissements ont déjà déposé le bilan en France, et la situation pour le milieu est particulièrement délicate, comme nous l’expliquait récemment Flipper Barina, le gérant du Next Club à Strasbourg.

Le vendredi 24 juillet dernier, le gouvernement avait déjà proposé un fonds de soutien pour les discothèques, visant à couvrir dans la durée les charges fixes des professionnels à hauteur de 15.000 euros par mois pendant trois mois, sur justificatifs, pour leur permettre de payer tout ou partie de leurs charges fixes mensuelles entre juin et août.

Un nouveau décret pour encadrer préciser et compléter le fond de soutien

Hier, l’UMIH (Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie) annonçait sur ses réseaux la publication du décret sur le fonds de soutien aux discothèques, « une avancée qui est une nouvelle étape de parcourue pour défendre les établissements de nuit ». Ce décret permet aux exploitants d’établissements de nuit d’obtenir les aides nécessaires face à la crise sanitaire et économique en remplissant les formulaires de demandes de fonds sur le site dédié.

La date limite de déclaration pour le mois de juin est désormais fixée au 30 septembre 2020 et non plus au 15 août comme annoncé précédemment. Ceci afin de laisser aux professionnels le temps nécessaire pour effectuer les démarches.

Concrètement, il s’agit d’un fond de soutien visant à couvrir les charges fixes des professionnels du monde de la nuit à hauteur de 45.000 euros. Ainsi, les loyers, factures d’eau et d’électricité et autres frais seront pris en charge à hauteur de 15.000 euros par mois maximum, pendant trois mois, au lieu de 5000 euros initialement prévus dans les dispositifs d’aides aux entreprises menacées de faillite.

Selon Alain Griset, Ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, « Ce plafond devrait couvrir les charges d’environ 85% à 90% des établissements du monde de la nuit ». Le coût total de la mesure est estimé à 50 millions d’euros pour 1600 entreprises concernées.

Accès aux fonds de solidarité

Dès le 10 septembre, les établissements de nuit pourront avoir accès aux aides du fonds de solidarité aux entreprises, déployé pour faire face à la crise économique actuelle liée au covid. Les critères de chiffre d’affaires, de nombre de salariés, de perte de revenus ne s’appliqueront plus aux entreprises de ce secteur afin « de ne pas avoir de risque de fermetures d’entreprises », a précisé Alain Griset.

Pour le moment nos clubs favoris sont contraints de rester fermés au moins jusqu’au 1er septembre. Aucune date de réouverture officielle n’a été fixée puisqu’elle dépendra de l’évolution de la situation sanitaire.

Une crise sans précédent pour le monde de la nuit

Des protocoles de réouverture ont été proposés par différents collectifs et syndicats, mais avec l’augmentation du nombre de cas de covid ces derniers jours en France, la tendance n’est pas à l’assouplissement des protocoles sanitaires, de manière générale mais encore moins malheureusement, pour les discothèques.

Le secteur du monde de la nuit, c’est environ 1 600 établissements qui embauchent 25 000 personnes et qui sont actuellement à l’arrêt complet.

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