Alors qu’à tous les niveaux de la vie quotidienne, nous allons progressivement vers un retour à la normal, les professionnels de la nuit attendaient le signal de la reprise de leur activité pour le 22 juin, comme pour les cinémas.

Dans la nuit de vendredi à samedi, Matignon a annoncé une accélération du déconfinement avec la réouverture ce lundi des cinémas, des centres de vacances, des casinos ou des salles de jeux, et à partir du 11 juillet, celle des stades avec un nombre maximal de 5000 spectateurs. Hier aussi, à Strasbourg comme dans le reste de la France, on assistait à une fête de la musique haute en couleurs qui rassemblait partout en ville des milliers de strasbourgeois. Cependant et malgré tout, le gouvernement à pris la décision de maintenir fermés jusqu’à septembre au moins, les foires, expositions, salons, discothèques et croisières maritimes internationales. Pour plusieurs responsables d’établissements de nuit, l’annonce à du mal à passer et le monde de nuit doit pouvoir reprendre son activité au plus vite.

Pour l’UMIH nuit (Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie) « Le Gouvernement signe l’arrêt de mort des discothèques «  . « Les professionnels de la nuit sont dans l’incompréhension la plus totale face à l’improbable décision qui a été prise hier par le Gouvernement et les services de santé de maintenir fermées les boites de nuit jusqu’à septembre. »

Dans un pareil contexte et avec l’arrivée des beaux jours, on peut facilement s’attendre à une augmentation considérable des free party et soirées privées, avec les risques que ça représente, sans aucun encadrement lié au Covid ni à la consommation de drogue ou d’alcool, tandis que les discothèques disposent elles, de professionnels et de l’infrastructure adéquate pour gérer les débordements.

Les nouvelles mesures ont été décidées au cours d’un Conseil de défense et de sécurité nationale vendredi. Le ministre de la Santé Olivier Véran a noté que les indicateurs de suivi de l’épidémie « restent globalement bien orientés » mais estimé que « la vigilance reste toutefois forte ».

En France, les clubs de nuit font vivre 43 000 salariés et presque 100 000 en incluant les employés de sociétés extérieures assurant la sécurité notamment. Elles réalisent un chiffre d’affaires estimé à un milliard d’euros.

A Strasbourg, ce sont plus d’une dizaine des bars, clubs et discothèques qui sont concernés par cette fermeture imposée.

Maine floor du KALT CLUB
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