L’hôtel Graffalgar, situé à quelques pas de la gare de Strasbourg, n’est pas un hôtel comme les autres. Au delà de ses fonctions premières dûment remplies, le lieu est une véritable vitrine de l’art strasbourgeois, une plateforme d’échange et de rencontre implantée dans la ville, mais aussi au coeur de son quartier. Comme dans un musée géant, les 38 chambres de l’hôtel ont chacune été décorée par un artiste différent de la région, avec à chaque fois une ambiance et un style unique. Au rez de chaussée, on trouve un espace dédié à l’événementiel et à la restauration qui est ouvert à tous, et où se succèdent aussi bien des associations locales que des évènements organisés par l’équipe de l’hôtel.

Seulement voilà, je ne vous apprend rien, la crise provoquée par ce virus dont on ne prononce pas le nom a donné du fil à retordre à bon nombre de secteur, et celui de l’hôtellerie ne fait pas exception.

Même si les hôtels ont été autorisés à rouvrir à partir du 11 mai, sans clients, quel intérêt ? Des frontières fermées, ça veut dire pas de touristes, et donc pas d’activité. Ajoutons à cela un virus qui circule encore et qui inquiète les touristes français et étrangers, bref, c’est pas demain la veille que le Graffalgar tournera de nouveau à plein régime.

La spécialité du Graff ? Se réinventer

Dans la famille des strasbourgeois dynamiques et ambitieux, je demande Vincent, le papa du Graffalgar pour qui « baisser les bras » ne sont pas des mots qui font partie de la langue française. Durant cette période exceptionnelle, le challenge fut pour lui de trouver comment re-dynamiser et réinventer une partie de son établissement pour qu’il puisse à nouveau vivre.

Ainsi, Vincent a décidé de transformer le deuxième étage de l’hôtel en mettant les 9 chambres à disposition d’indépendants strasbourgeois en leur proposant des espaces réadaptés à leurs besoins. Son objectif ? Créer un lieu de travail et de rencontres pour les professionnels, du cabinet de soins bien-être à l’atelier d’artiste en passant par la location de bureau ou l’installation d’une petite boutique. Ainsi, chaque locataire peut entièrement s’approprier la chambre qu’il occupe et la réaménager pour que cette dernière réponde à ses envies. Actuellement, il y a déjà Esther, une coiffeuse indépendante qui occupe deux chambres sur les 9, et Nathalie qui fait de la réflexologie plantaire. Pour Vincent, il s’agit d’optimiser ses espaces :

« Nous avons de l’espace, et je souhaite en faire profiter les indépendants qui cherchent à avoir leur petit lieu à eux. On a développé le même concept avec la cuisine de la Graffeteria, je l’ai loué comme une chambre à une restauratrice indépendante qui propose sa carte de plats à emporter tous les jours. J’avais déjà cette envie avant le Covid, mais maintenant c’est encore plus d’actualité. Je voulais créer ce deuxième étage ouvert aux professionnels, que cela soit pour un psychologue, un peintre ou un coiffeur, j’enlève les pieux, et je transforme la chambre selon les besoins de la personne. Je pense aussi à développer plus tard des résidences d’artistes qui pourraient venir ici quelques semaines pour travailler sur un projet qui donnerait lieu à une expo à la fin au sein du lieu ».

Une proposition qui fait du sens pour les professionnels installés

Esther, coiffeuse indépendante exerce déjà sa profession dans l’hôtel depuis deux ans. Par le passé, elle changeait de chambre régulièrement et elle y installait le minimum pour pouvoir recevoir ses clients. Petit à petit, elle à pris possession d’un espace qu’elle à entièrement réaménagé :

« Je fonctionne vraiment par le bouche à oreille avec mon réseau. Depuis que je suis ici, je veux vraiment proposer à mes clientes de vivre une expérience. En plus de leur proposer un service de coiffure de qualité, je veux leur faire découvrir un lieu dans lequel elles n’iraient jamais, en l’occurence une chambre d’hôtel. Mes clientes accèdent par la porte de l’hôtel et découvrent ainsi la totalité du lieu. On va parfois déjeuner ensemble en bas, on bénéficie du service de l’hôtel, en restant dans ce coté alternatif avec la culture du lieu. J’ai aussi un petit espace boutique où je fais intervenir des artistes qui exposent leurs oeuvres ».

Nathalie, elle, a installé son cabinet de réflexologie plantaire dans la chambre d’en face, une pratique qui consiste à soulager les maux du corps par le massage des pieds. Elle qui pratiquait auparavant son activité à son domicile, bénéficie dorénavant d’un véritable espace, paisible et équipé.

Pour Vincent, l’objectif est avant tout de tirer les avantages du lieu, et d’offrir un service de qualité à des prix abordables : « Au final, pour un pro qui s’installe sur du long terme, on arrive sur des tarifs classiques de location de bureau ou d’open space, mais avec les services du Graff en plus, c’est là tout l’interêt du projet »

La bonne nouvelle, c’est que 7 chambres de ce deuxième étage sont encore disponibles à la location. Pour de la courte durée ou une installation pérenne, le Graffalgar a sûrement un espace adapté à votre activité et vos besoins. Si le projet vous tente, vous pouvez envoyer un mail à l’adresse direction@graffalgar.com en précisant vos recherches et votre domaine d’activité, et vous pourrez peut être recevoir vos prochains clients dans votre propre espace !

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