J’ai vu le premier disc-jockey de ma vie lors du mariage de mes parents, il y a 20 ans. Inépuisable, charismatique, une main sur la table de mix, l’autre empoignant son micro. En réalité, il devait s’agir d’un mec qui s’appelait Remy, comptable à la CUS ou garagiste qui s’adonnait à faire tourner les serviettes à ses heures perdues, moyennant un cachet au black de quelques centaines d’euros. Mais ça, je n’en savais rien, mes yeux d’enfants ne voyaient que le mec qui foutait l’ambiance et parvenait à lever les gens de leurs chaises. J’avais dansé jusqu’à n’en plus pouvoir, contaminé sans le savoir à la fièvre du samedi soir

Plus tard, il y a eu les boums, les slows maladroits et les panachés. Puis le lycée, la Passoa, les jeux d’alcool douteux et les soirées d’appartements qui se soldaient généralement par quelques vomis dans les escaliers. A 18 ans, je passais mes week-ends dans les boites de nuit frontalières, le K3, le Kiss Club, les bagarres sur le parking, les chichas en terrasse. Je claquais mon salaire d’alternant dans des magnums d’Absolut, avachi dans les canapés du Living, m’excitais sur la piste du Jimmy’s ou du Café des Anges sur des playlists déstructurées. En somme, je buvais beaucoup, je dépensais encore plus, mais je n’accordais plus la moindre attention au personnage du DJ qui jadis m’avait tant fait rêver.

A l’aube de mes 21 ans, je découvrais les soirées « techno ». De nouveaux lieux, des codes différents, pas de tenues correctes exigées, de la musique plus forte, plus fine, plus longtemps, et des consos souvent moins chères. Ces événements avaient pour moi la particularité de replacer le DJ au centre de l’attention, et la musique avait à nouveau toute son importance. L’ambiance me correspondait mieux, c’était plus libre, plus ouvert, plus chaleureux. J’ai quitté les canapés pour les dance-floor incandescents, et j’ai battu le sol en cadence.

Six années sont passées depuis, et mes apparitions devant un DJ booth se font déjà bien plus rares. Alors que ça m’aurait paru impensable il y a quelques années, je suis aujourd’hui capable de passer mon samedi soir à une même table d’un bistrot lambda, stimulé par d’interminables actes bavards, enivré par quelques verres de Ricard.

En 10 ans, j’ai ainsi vu mon approche de la fête et des divertissements noctambules changer du tout du tout à au moins quatre reprises. Nos manières de consommer la nuit évoluent perpétuellement, dictées par les années, influencées par les codes de nos générations, encadrées par les tendances. Elles varient en fonction de nos âges, de notre entourage mais surtout de notre « sens de la fête ». Si certains voient dans le samedi soir une occasion de poncer les dance-floor, d’autres préfèreront un concert, un carré VIP ou un bar à jeu, si ce n’est pas une soirée en appartement.

Si l’on fait un bond dans le Strasbourg d’il y a trente ans, force est de constater qu’on ne passait pas les mêmes samedis soir qu’aujourd’hui. Les pogos et l’atmosphère sombre du célèbre Bandit, les premières raves outre-Rhin, les soirées disco… qu’en reste t’il ?

Dans les années 80-90, ce sont des lieux comme le Charly’s, Le Poisson Rouge, l’Apollo ou le Calypso qui faisaient vibrer la jeunesse strasbourgeoise. Beaucoup de discothèques où allaient nos parents contenaient un restaurant. On venait tôt, on mangeait sur place et on allait digérer en se trémoussant sur le dance-floor. La plupart des établissements ouvraient plus tôt et fermaient leurs portes aux alentours de 3 h du matin. Pour draguer, je ne vous fais pas de dessins… pas de Tinder ni de Adopte un Mec, alors on avait plutôt interêt d’avoir un peu de tchatche et de savoir se débrouiller sur une piste de danse. 

Le Chalet, témoin strasbourgeois historique d’une culture du dance-floor

Pour comprendre les nuits du passé, le mieux est encore de replonger dans les années 70, dans l’une des boites les plus emblématique d’Alsace, et même de France à cette époque là.

L’histoire commence en 1962. Un certain Jean-Claude Helmer investit 5000 francs gagnés au tiercé dans l’acquisition d’un poulailler de 200 m2, à l’orée de la forêt de la Wantzenau. Il transforme le lieu en petite guinguette où l’on se retrouve le dimanche, pour bruncher au rythme d’un Elvis s’échappant du Jukebox.

Très vite, Jean-Claude Helmer et se première épouse Dany poussent les murs et la guinguette se transforme en un complexe de 2 000 m2, avec deux pistes de danse, des bars et plusieurs restaurants. A la fin des années 60, il y avait d’abord Le Slow Club, qui se transformera au début des années 70 en restaurant pizzéria, L’Etable, et perdurera jusqu’à la fin de l’aventure. Un peu plus loin, il y avait Le Ranch, un dancing bar bien fréquenté ou l’on passait de la musique rétro jusqu’au milieu des années 80. A sa place, Dan le fils de Jean-Claude y fit construire successivement plusieurs espaces de restaurations, offrant la possibilité à la clientèle de se restaurer, et d’aller directement se déhancher en faisant quelques mètres.

La grande période du Chalet se situera dans les années 70 et 80 avec les années disco. La discothèque accueillait jusqu’à 2000 personnes chaque vendredi et chaque samedi soir. Je ne sais pas si vous réalisez l’ampleur de l’engouement du public, mais il faut bien se dire qu’aucun établissement de nuit strasbourgeois n’a plus jamais relevé cet exploit. Des stars comme Céline Dion ou le groupe Genesis venaient régulièrement s’y produire. Des costumes et décors étaient conçus parfois juste pour une soirée, tout le monde y venait apprêté, déguisé, comme dans un grand cabaret…on y parfumait même gratuitement le cou des femmes.

A cette période, les discothèques occupaient une place importante dans le quotidien des gens. Elles étaient des lieux de divertissement dévergondés, on y venait guincher, draguer, manger, et prendre des étoiles plein les yeux.

Michel a été client et barman du Chalet dans les années 70. Si je peine à me souvenir de ma soirée d’il y a trois semaines, lui a gardé des souvenirs impérissables de cette époque :

« On commençait l’apéro sous les coups de 18 h. Le rendez vous était au Cintra, en face du Gymnase Jean-Sturm, c’était un peu le repère de la jet-set strasbourgeoise. Vers 20 h, on se bougeait au Chalet, dansait sur du rock ou sur les tubes de variété française de l’époque, et on finissait avec des slows. La soirée se clôturait par une chanson que toute l’équipe chantait en coeur avec une petite chorégraphie, pour se dire au revoir et au weekend prochain. Quand on bossait derrière le bar, on faisait aussi le service d’ordre, il fallait être polyvalent. Tout le personnel était déguisé, tout le temps, l’idée était de proposer un vrai show chaque soir. Il y avait des magiciens, des élections de miss Alsace, des émissions de télé. On était barmans, mais il fallait avoir des compétences d’animateurs de Club Med. A 3 h, le Chalet fermait, on allait au restaurant à l’Oignon à la Petite France, qui restait ouvert jusqu’à midi passé. On y mangeait un bout, et les plus téméraires continuaient là-bas jusque dans la matinée ».

L’aventure du Chalet durera 48 ans, jusqu’en 2010. L’impact du changement d’époque a sans aucun doute été significatif dans la chute du lieu. Le temps des discothèques à l’ancienne était révolu et il y eu un changement de clientèle radical. Jean Claude avait fait le choix de diffuser le moins possible de techno, de rap et de R’n’B, quitte à assumer une réputation de ringard. Le samedi soir n’avait plus la même saveur. L’interdiction de la cigarette, la « drague » dorénavant par smartphone, l’absence de tram…pourquoi encore aller en boîte ?

En tout, ce sont plus de 2000 personnes qui auront travaillé au Chalet, et plus de six millions  qui l’auront fréquenté !

Le début des années 90 rime aussi avec l’arrivée de la culture rave et des premières soirées techno. Plusieurs petits collectifs strasbourgeois commencent à sortir de terre, des soirées sont organisées dans des bars, ou des lieux plus prestigieux comme  le Pavillon Joséphine. Des raves se déploient dans des bunkers, sur des branches d’autoroutes fermées ou dans la nature environnante.

Un peu plus tard, sous l’impulsion d’activistes locaux, les premières soirées « clubbing » investissent La Laiterie, c’est le début d’une ouverture vers le grand public. En 1998, la première édition du festival Ososphère voit le jour avec des artistes comme Les Rythmes Digitales ou Transglobal Underground.

En 2000, la soirée Got Milk (dont la première édition se déroulait à la Laiterie en 1994), rassemblait 10000 personnes au Wacken, prouvant ainsi définitivement l’engouement du public pour la Techno. 

Flyer de la Got Milk en 2000

Ososphère 1998

Durant cette même période, le duo strasbourgeois Absurde qui compte parmi les précurseurs français du vijing, organisait régulièrement des raves et soirées dans des lieux divers. Si la musique était plus ou moins la même qu’aujourd’hui, ils s’accordent à relever quelques différence :

« Les gens se déguisaient, il n’y avait pas beaucoup de soirées, alors quand elle arrivait ils mettaient le paquet. La fête était moins dark qu’aujourd’hui, c’était le grand cirque, le grand carnaval. Tout le monde se mélangeait, c’était très convivial, le monde des bisounours. Comme il n’y avait pas internet, il fallait se bouger pour avoir l’info, chercher les flyers dans certains magasins ou connaitre les bonnes personnes »

Plus tard, le couple organisera le festival PIXELS, entre Noël et Nouvel An à la Salle de la Bourse, de 2001 à 2010, mêlant DJ sets, lives, conférences et divers animations.

Festival Pixels à la Salle de la Bourse

Si Strasbourg voyait sa scène techno prendre un bon virage au début des années 2000, l’offre de l’autre côté du Rhin était développée à un bien autre niveau. La DJ strasbourgeoise Miss Tricky s’en souvient :  

« En Allemagne, on avait vraiment la possibilité de trouver ce qu’on cherchait, quel que soit le style de musique. Il y en avait pour tous les goûts, de 21 h à midi le lendemain. Le style des clubbers était moins codifié. A la fois il y avait quelque chose de plus communautaire et confidentiel, mais à l’inverse, il y avait un public plus large, d’âge et de milieux très différents, ainsi qu’une ouverture LGBT qui n’existait pas ailleurs à cette époque ».

Des troupes entières de Strasbourgeois allaient taper du pieds chaque weekend dans les clubs frontaliers. Mais ça, cet article vous le racontera mieux que moi.

Vers 98-99 la région allemande frontalière a commencé à faire le « ménage « , avec la volonté de restreindre le  » clubbing tourism » et les afters interminables. C’est ainsi que La Laiterie a proposé un rendez-vous devenu culte dans l’histoire de la musique électronique à Strasbourg: les Soirées Clubbing, qui réunissaient un millier de personnes tous les vendredis.

Aujourd’hui, la musique électronique est indissociable de la culture française autant que des nuits strasbourgeoises. Des festivals comme Longevity, Contretemps ou Ososphère rassemblent chaque année plusieurs milliers de Strasbourgeois sur les dance-floor, parfois devant des artistes qui avaient posé 20 ans plus tôt, leurs premiers vinyles dans des bunkers insalubres de nos forêts. 

Un DJ lors d’une rave organisée dans un bunker aux alentours de Strasbourg (années 90)

Le hip-hop, une place évidente dans la culture clubbing populaire

Si la culture rave est indéfectiblement liée à la nuit. La musique issue de la culture hip-hop aussi a eu son mot à dire sur les dance-floor. Stan Smith, DJ et figure incontournable du hip-hop strasbourgeois explique :

« Avant, on appelait ça des soirées « groove » ! Le rap était un peu mal vu, ça apportait une certaine clientèle dans l’esprit des organisateurs et souffrait d’une mauvaise opinion auprès du grand public. Alors on jouait du New Jack, du RnB ou de la funk. C’était un peu un condensé des musiques afro américaine qui faisaient bouger les gens, et qui puisaient leurs origines dans la culture hip-hop ».

Pourtant, le côté revendicatif et parfois virulent que l’on connait du rap n’était pas là tout de suite. Vous vous rappelez surement du titre Rapper’s Delight de The Sugar Hill Gang sorti en 1979. C’était un titre festif et entrainant, dont les paroles n’avaient pas une once d’agressivité : 

« Bref, ce que tu entends n’est pas un essai, je rappe sur le rythme

Et moi, le groove et mes amis vont tenter de faire bouger tes pieds

Regarde je suis Wonder Mike et j’aime saluer

Les noirs, les blancs, les rouges, et les marrons, les violets et les jaunes

Mais tout d’abord je dois bang bang le boogie au boogie

Et faire sauter le boogie au bang bang boogie

Dansons, n’arrêtez pas

Résoud l’énigme qui fera danser ton corps »

Dans les années 90-2000, les choses ont changé. Le hip-hop était sur le devant de la scène, grâce notamment aux émissions télé comme The soul of MTV et Yo MTV Rap. Tout le monde a commencé à danser dessus, et Strasbourg n’a pas fait exception. 

« Si il y a un lieu qu’il faut citer, c’est le Bateau Ivre (qui deviendra plus tard le Hot Boat). Il s’y déroulait les premières soirées consacrées exclusivement au hip-hop, une fois par semaine. C’est là que beaucoup ont commencé à mixer ».

Stan Smith

A cette même époque, la radio locale RBS joue un rôle capitale dans la communication, la diffusion et la promotion de la musique issue du hip-hop, par le biais d’une programmation pointue, et en invitant régulièrement artistes et DJ de renom.

Aujourd’hui, le rap français est d’une richesse inouie. Il en existe un nombre de sous genres incalculable, si bien qu’une partie de lui est devenue la « nouvelle pop ». On s’imagine bien la difficulté pour les DJ de l’époque de faire danser les gens avec une track de Fabe ou de MC Solaar.  En 2020, c’est devenu une culture multi genres où l’on trouve aussi bien de quoi s’enrichir l’esprit que de choses pour sauter dans tous les sens. Vous savez dorénavant qu’une part considérable de la musique qu’on peut entendre dans les clubs « généralistes », puise ses origines dans la musique hip-hop. Pour Stan Smith, cette évolution est une chance, mais comporte tout de même quelques contraintes :

« Ce que les gens cherchent en « soirée hip-hop » c’est le coté festif ! On a envie de lâcher prise et de s’éclater, on veut faire la fête très simplement, on est pas  à la recherche du pointu. Les gens dansent dans tous les sens du moment qu’ils ont les sons dans lesquels ils se reconnaissent. Aujourd’hui c’est le public qui créé nos playlists. Si on sort une nouveauté en pleine soirée, ça peut mettre un blanc. Les request sont toujours les mêmes, ils veulent le son qu’ils écoutent dans la voiture, c’est ça qui importe. C’est pour ça aussi que je continue toujours de scratcher en soirée, sinon on devient des jukebox. Il faut qu’on continue de montrer qu’il y a un travail mais surtout une histoire et une culture derrière ce qu’on fait, que ça ne sort pas de nulle part ».

Pour les puriste de la culture hip-hop, les Strasbourgeois peuvent toutefois se retrancher dans des établissements comme le Fat ou le Phono !

Lors de la RBS party au Mille Club

2020…la décennie du déclin ?

Dans les années 2010, le nombre de discothèques explosait à Strasbourg. Il y a eu le Seven, le Hot Boat, l’Agora, le Theatro, le Mudd, le Mood ou le Rafiot pour ne citer qu’eux, autant de clubs qui appartiennent désormais au passé. Faute de public ou faute d’avoir su répondre à ses attentes ? Ces lieux auraient-ils connu la même fin si la jauge avait été pleine à craquer tous les week-ends ?

Le Rafiot Club

Ces cinq dernières années encore, les habitudes de consommer la nuit ont évolué significativement. On ne sort plus obligatoirement pour danser, et la Saturday Night Fever a désormais une bien autre allure. Les bars dits « à concept » révolutionnent peu à peu nos habitudes de consommation. Les bistrots, dont on attendait par le passé quelques bières à bon prix et un fond musical, nous offrent désormais l’occasion de vivre de véritables expériences sans avoir à bouger de notre table. Gin et saucisses pour certains, cocktails chiadés pour d’autres, des bars cachés, des bars à concerts, des bars à jeux… Tous se sont lancés dans une course au divertissement. Si bien qu’aujourd’hui, des noctambules avérés sont convaincu qu’il n’y a pas de meilleure façon de s’amuser qu’en restant assis. Mais la culture des dance-floor est définitivement loin d’avoir dit son dernier mot, et là encore, on le doit beaucoup à la musique électronique.

Vous avez surement déjà entendu parler du KALT qui a ouvert ses portes en 2018 à la Plaine des Bouchers. Avec une main room qui compte pas moins de 300m2, un second floor sur mezzanine et une programmation aussi précise que puissante, ce véritable bijou acoustique est une aubaine pour les technophiles strasbourgeois. Certains viennent parfois de loin faire plusieurs heures de file devant l’établissement. On y cultive une façon de faire la fête bercée par la night culture berlinoise. Tolérance, lâcher prise et liberté sont gravés en lettres d’or dans l’ADN du projet. Chaque samedi, le KALT accueille des centaines de danseurs qui partagent la démarche du club, en quête d’une techno qualitative débridée. On a peut-être parfois du mal à s’en rendre compte, mais la réussite de ce pari a son importance dans la conservation d’une certaine culture de la fête à Strasbourg. Peu de villes françaises, à taille égale ou même plus grandes peuvent se targuer d’avoir un tel club.

Le DJ booth de la main room du KALT

On pourrait aussi parler de la Laiterie qui ne désemplit pas, avec une programmation toujours plus éclectique et qualitative. De son petit cousin le Molodoï, structure  culturelle autogérée unique en France, qui continue de divertir et cultiver les Strasbourgeois à travers une programmation alternative faisant la part belle à la contre culture. Sans oublier tous ces bars dansant, dits « généralistes » qui accueillent tous les weekends nos quelques 50 000 étudiants. 

Pour compléter l’offre clubbing, les Strasbourgeois peuvent aussi compter sur leurs festivals, Contretemps, Pelpass, Longevity ou Ososphère pour ne citer qu’eux. Ils sont le fruit d’années de travail, la concrétisation d’une persévérance à toute épreuve.

Pelpass Festival

La nuit mute, change, se bouscule et se transforme. C’est un écosystème à part entière, avec ses codes et sa ligne de conduite. Aujourd’hui l’offre noctambule strasbourgeoise a trouvé un équilibre qui fonctionne, entre propositions clubbing, culturelles et alternatives. On peut aussi bien trouver son compte en tant qu’amateur de vin nature qu’en tant qu’amateur de concerts acoustiques. Etablissements en tout genre viennent s’additionner aux activistes locaux pour donner vie à une scène riche, adaptée à tous les budgets et ouverte à toutes les manières de festoyer.

Pour rédiger ce papier, j’ai rencontré des personnes qui ont participé à construire ce que sont aujourd’hui nos nuits. Ils ont dédié une partie de leur vie à la culture de la fête, et continuent aujourd’hui de la faire. Il y a une chose qu’on m’a répété presque à chaque entrevue : « Ce n’était pas mieux avant ». Cette affirmation a toute son importance. Avant de critiquer l’offre  actuelle, il faut d’abord apprendre à la connaitre, à la comprendre et l’apprivoiser dans son intégralité, à nous ensuite de décider ce que seront nos nuits de demain !

Je remercie chaleureusement Armelle et Alex d’avoir cherché dans leurs souvenirs pour éclairer mes lanternes. Stan Smith, Miss Tricky et Alex Atlhas pour leurs témoignages et leurs explications, ainsi que Michel pour m’avoir plongé dans les années Chalets le temps d’une conversation téléphonique.

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